Solidarité internationale : des raisons d’espérer…

C’est une évidence : à Malakoff, le soutien des habitants est indéfectible qu’il s’agisse d’aider des populations en difficulté lors de catastrophes naturelles (tremblement de terre en Equateur, ouragan en Haïti) ou qu’il s’agisse d’accueillir des migrants. Les drames de toutes ces populations se déroulent à des milliers de kilomètres, mais loin de les laisser indifférents, elles incitent les Malakoffiots  à s’impliquer et à agir. Par chance, ici, cette question rassemble plutôt qu’elle ne divise.

En fin d’année, nous avons été confrontés à l’accueil d’une trentaine de migrants à la demande de la préfecture de département. Ce fut une prise de conscience générale face à leurs histoires chaotiques le plus souvent très douloureuses, quel que soit le pays en guerre qu’ils aient dû fuir (le Soudan, le Tchad, l’Afghanistan,…). Les habitants ont touché du doigt la réalité de leurs difficultés jusque-là souvent abstraites : les risques en matière de santé et d’hygiène, les démarches administratives « kafkaïennes » pour qui ne maîtrise pas le français, l’attente sans fin et le désœuvrement.

Et dans le même temps, nous avons toutes les raisons de nous réjouir et de retrouver une part d’optimisme. La période est particulièrement rude et le nombre de migrants ne va pas aller en diminuant. L’optimisme, nous le puisons dans ces élans de générosité sans faille non seulement les dons de vêtements et d’argent mais encore le besoin de s’engager dans des actions concrètes pour aider nos hôtes : cours de français, partage de repas, accompagnement dans leur déplacement. Au fond, une démarche à la fois simple et difficile : savoir faire don d’un peu de son temps.

La fin d’année a donc été un bel exemple d’élan populaire et de mobilisation.

Avec le groupe des élus socialistes, je forme un vœu : que l’année 2017 soit dédiée aux migrants pour nous aider à grandir et porter un autre regard sur celui ou celle qui a du laisser derrière lui toute sa vie et pour l’aider à trouver un peu de répit.

C’est sans nul doute une façon efficace de faire régresser le front national qui gronde à nos portes.

 

Mireille Moguerou

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