Les contrats aidés, des emplois d’utilité publique

Le gouvernement préfère former plutôt qu’aider. Démarche louable mais qu’il est impossible d’appliquer du jour au lendemain. Prenons comme exemple le nombre d’enseignants : Nous avons eu droit à cette rentrée scolaire, à plusieurs postes non pourvus et pourtant prévisibles dans des écoles à Malakoff. De quoi troubler les enfants et les parents et créer de l’incertitude au sein des équipes pédagogiques.

Et si nous prenons la baisse des contrats aidés : deux fois moins en 2018 qu’en 2016 !

Un contrat aidé est un contrat de travail pour lequel l’employeur bénéficie d’aides, qui peuvent prendre la forme de subventions à l’embauche, d’exonérations de certaines cotisations sociales, d’aides à la formation.

La diminution des contrats aidés décidée par le gouvernement est une « décision inacceptable et surtout intenable tant elle va dégrader la cohésion nationale », a estimé le Parti Socialiste. « C’est l’école qui va une nouvelle fois faire les frais de la politique du gouvernement ».

A Malakoff, 15 personnes en  emplois aidés  travaillent auprès les directions d’écoles dans leur gestion quotidienne et 13 risquent de ne pas être renouvelés à la suite des décisions du gouvernement. Cette aide administrative est essentielle au bon fonctionnement de l’école car elle permet aux directrices et aux directeurs d’être plus disponibles à l’animation de l’équipe pédagogique et à l’accueil et au dialogue avec les parents.

Nous connaissons tous des associations qui sont le tissu de notre cohésion sociale et qui vivent grâce aux emplois aidés. Dans notre ville, l’Union sportive municipale de Malakoff, 3quatre, Musiques tangentes, Deuxième groupe d’intervention, les Anges au plafond et d’autres associations sont dans une situation critique et urgente pour leur fonctionnement.

Les lieux d’Économie sociale et solidaire sont aussi touchés, y compris dans notre ville.

Dans les établissements sanitaires et sociaux, la baisse des emplois aidés va pénaliser certains services hospitaliers.

Nous, élus de terrain, constatons tous les jours que les contrats aidés doivent être préservés car ils s’inscrivent dans la double volonté de la nécessité d’une activité économique et d’une utilité sociale.

 

Catherine Picard

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