Garantie jeunes, Priorité à la jeunesse – Fiche de la Réussite n°11

Garantie jeunes, Priorité à la jeunesse – Fiche de la Réussite n°11

Le diagnostic

Le chômage de masse qui s’est installé durablement depuis la crise économique de 2008 frappe particulièrement les jeunes. Dans certains pays du Sud (Espagne, Italie, Grèce, jusqu’à 50% des – de 30 ans sont sans emploi ni formation. La croissance en berne, l’absence de dynamique d’innovation ou de création d’emplois, le déclin industriel de l’Europe font que les jeunes sont durement touchés par les conséquences de la crise et par les faibles perspectives d‘emplois et de mobilité professionnelle qui s‘offrent a eux. Le diplôme et la formation initiale et continue apparaissent comme la meilleure protection contre le chômage.

Le sens de notre action

Il s‘agit à la fois de créer de l‘emploi, de favoriser la mobilité professionnelle et de faciliter l’insertion des jeunes sur le marché du travail par une formation adaptée et un accompagnement renforcé. L‘ensemble des Etats membres est confronté au problème de chômage endémique des jeunes, qui touche particulièrement les régions les plus frappées par la crise et les jeunes les moins qualifiés.

Quels objectifs ?

Lutter contre le chômage des jeunes, aider une classe d’âge à s‘insérer sur le marché du travail par la formation ou l’apprentissage. Avec 153 milliards d‘euros par an en allocations, perte de revenus et d’impôts, soit 1,21 % du PIB européen, le coût du chômage des jeunes en Europe est évalué bien supérieur à celui de la mise en oeuvre du dispositif (21 milliards d’euros, soit 0,22% du PIB).

Qui est concerné ?

Les 28 Etats membres, à qui il incombe de définir et mettre en oeuvre un projet national de garantie jeunesse, avec l’aide de la Commission européenne. En France, la Garantie Jeune concerne les jeunes de 16 à 25 ans, sortis du système scolaires, sans diplôme ni formation, qui ne sont pas concernés par les autres dispositifs et dont le revenu est inférieur au plafond du RSA (Revenu de Solidarité Active).

Quelle méthode ?

Le principe de la garantie jeunes a été porté conjointement par les Etats membres et les institutions européennes mais sa réalisation relève de la compétence de chaque Etat membre, avec l’appui de la Commission européenne (en termes de campagnes d’information, de complément de financement par le fléchage de 6 milliards d’euros destinés à l’emploi des jeunes dans le Fonds social européen, et en termes de mutualisation des bonnes pratiques). En France, ce sont les missions locales qui mettent en oeuvre le dispositif. Un contrat d’objectif est signé avec chaque bénéficiaire pour un an, renouvelable pour six mois.

Eléments clés

En France, la garantie jeunes est organisée autour des trois axes :

  • Un suivi intensif par la mission locale dont dépend le bénéficiaire sous forme d’accompagnement collectif : celui-ci vise notamment à faire acquérir au jeune la connaissance de l’univers de l’entreprise.
  • Une succession de stages ou de périodes d’apprentissage en entreprise.
  • Une aide financière de 461,72 euros par mois, dégressive au fur et à mesure de la reprise d’activité.

Date d’entrée en vigueur

Le principe de la garantie jeunesse a été approuvé en 2013 par les institutions européennes et les Etats membres. En France, la Garantie Jeunes a commencé par une expérimentation sur 10 territoires en 2013, puis 10 nouveaux en 2016 (920 000 jeunes), 40 supplémentaires en 2015 et est généralisée sur tout le territoire en 2016, avec le projet de loi El Khomri.

Quels résultats ?

  • En décembre 2015, 46 000 jeunes avaient déjà été accompagnés dans le cadre de la garantie Jeunes depuis 2013.
  • En février 2016, 91 départements l’ont d’ores et déjà mise en oeuvre.
Garantie jeunes - Priorité à la jeunesse

Garantie jeunes, Priorité à la jeunesse – Fiche de la Réussite n°11

Pour retrouver les fiches de la réussite, suivre ce lien : parti-socialiste.fr/type-article/fichesdelareussite

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